Le meilleur traitement de roqya repose sur la parole d'Allah et les invocations pour demander l'aide d'Allah. Cela doit rester le fondement de la roqya.

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Les causes secondaires du traitement
Il existe des causes secondaires qui peuvent être utilisées.
Par exemple, le costus indien, l'huile d'olive coranisée et l'eau coranisée, etc, sont des éléments que l'on peut utiliser pendant la roqya pour renforcer l'effet du traitement.
Cependant, il arrive que ces causes secondaires deviennent la norme...
Tant que la base reste la parole d'Allah et les invocations, et que le secondaire reste secondaire, chacun peut utiliser les causes qu'il veut.
Le problème survient lorsqu'il y a un glissement et que ce qui est secondaire devient principal.
Certains raquis utilisent un vaporisateur d'eau, selon eux, pour brûler les djinns.
Par exemple, certains raqui peuvent passer toute une séance de roqya à vaporiser de l'eau coranisée sur le patient ou la patiente, croyant que c'est essentiel pour la guérison.
Ils finissent par se conditionner à penser qu'ils ne peuvent plus soigner sans ces méthodes secondaires.
Il est crucial de se rappeler que la guérison vient d'Allah سبحانه و تعالى et que la parole d'Allah سبحانه و تعالى et les invocations doivent rester au cœur du processus.
Les causes secondaires doivent être utilisées avec discernement et ne doivent jamais remplacer la base du traitement.
Certaines personnes ont pris l'habitude de telles pratiques parce que les patients les acceptent.
Cela devient possible chez les praticiens uniquement parce que les patients et les patientes acceptent cela.
C'est comme si, pour eux, Allah n'avait pas dit : " Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants cependant."(Sourate Al-Isra, verset 82).
Pour eux, c'est comme si le verset disait : "Et Nous révélons de vaporiser l'eau coranisée, ce qui est une guérison."
Ils ont inversé le traitement principal et le secondaire.

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Le principal doit rester principal, et le secondaire doit rester secondaire.
S'aider d'une cause, oui, mais faire de la cause la base, non.
C'est un biais et une dérive que l'on voit souvent dans de nombreuses situations, malheureusement.
Il est crucial de maintenir la parole d'Allah et les invocations au centre de la roqya.
Les méthodes secondaires peuvent être utilisées pour soutenir le processus, mais elles ne doivent jamais remplacer la base du traitement.
La guérison vient d'Allah, et la pratique doit toujours refléter cette vérité fondamentale.
Il y a un raqui, par exemple, qui utilise des hauts parleurs pour réciter sur les patients et considère que c'est le meilleur moyen, la base de son traitement.
Il a dit à une patiente, selon sa version : "Je peux guérir que comme ça." C'est un extrême qui frôle l'interdiction.
Il faudrait demander à ce raqui ce qu'il entendait par là, mais c'est déjà un extrême de considérer que la guérison est rattachée à une cause matérielle.
Cela revient à passer du secondaire au principal, et c'est un gros problème.
La guérison vient d'Allah, et l'utilisation de causes matérielles doit rester secondaire.

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Roqya : le traitement principal
La base doit toujours être la parole d'Allah et les invocations.
Tout autre approche risque de dénaturer le processus de roqya et de détourner les patients de la véritable source de guérison.
On peut donner une image pour illustrer ce point : c'est comme un pompier qui doit éteindre un feu et qui considère son tuyau comme étant le meilleur tuyau, au point d'oublier que c'est l'eau qui éteint le feu.
Il se focalise tellement sur son tuyau qu'il finit par oublier l'eau qui sort du tuyau. Il compte plus sur le tuyau que sur l'eau.
C'est une inversion et un gros problème, un grand conditionnement.
Il en va de même avec les causes secondaires en roqya.
Par exemple, le fait de "crier" ne rapporte pas une guérison.
Pendant la roqya, il peut y avoir des phases où "crier" est permis ; chacun est libre de le faire.
Il n'y a aucune interdiction ni contre-indication à "crier" pendant la récitation.
Cependant, il devient problématique si l'on considère que c'est le "cri" qui guérit.
C'est une inversion où le secondaire devient principal.
La guérison vient de la parole d'Allah et des invocations. Les pratiques secondaires peuvent accompagner le processus, mais elles ne doivent jamais être considérées comme la base de la guérison.
Allah n'a pas révélé la guérison dans le "cri", mais dans le Coran.
Réciter le Coran est une cause de guérison, tandis que "crier" peut être un outil au service de cette cause.
Cependant, certains raquis deviennent dépendants de cette méthode.
Ils croient que pour être efficaces, ils doivent "crier" du début à la fin de la roqya. Même si ce n'est pas formulé explicitement, c'est vécu de cette manière.
Il arrive parfois qu'ils perdent leur voix à force de "crier" et disent aux patients : "Je n'ai plus de voix, je ne peux pas te faire la roqya..."
Cela révèle un problème de niya (intention).

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Il faut garder à l'esprit que la roqya sera plus efficace avec une personne qui a conscience de la véritable cause de la guérison, en conformité avec ce qu'Allah a révélé.
Allah a fait honneur en mettant le Coran à notre disposition comme base de la guérison.
Fausser cette compréhension est une trahison du message Divin, surtout lorsque l'on est une autorité dans le domaine de la roqya.
Les patients nous considèrent comme des références, et il est essentiel de ne pas les induire en erreur.
C'est une grande responsabilité et un problème grave si la compréhension des patients est altérée par de mauvaises pratiques.
J'implore Allah par Ses Noms et Attributs les plus beaux de vous permettre de suivre le meilleur traitement de roqya.
Amine.
Votre humble serviteur AbouHafs Mernissi.
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